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Dernière minute

Le bricoleur constructeur de l'ouvrage est débiteur de la garntie décennale même s'il n'est pas assuré !
S'il retient la constitutionnalité de l'article 60 II de la loi du 16 décembre 2010... les 2 commentaires officiels publiés successivement par le Conseil constitutionnel sur son site internet (sic) démontrent ses hésitations ! Les Sages l'ont ils vraiment été ?
Me TERTRAIS, Avocat associé en charge du Département Droit public, a plaidé la QPC sur l'intégration forcée des communes en intercommunalité lors de l'audience du Conseil constitutionnel du 16 avril 2013
Au terme de son arrêt du 30 janvier 2013, le Conseil d'Etat suivant en cela les moyens développés par ATLANTIC-JURIS renvoie la QPC que la constitutionnalité de l'article 60-II de la loi du 16 juillet 2010 au Conseil constitutionnel !
PPRI : Atlantic-juris, Société d'Avocats poursuit l'annulation du PPRI de la Faute sur Mer devant le TA de Nantes

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Brèves & Actualités

Garantie décennale du constructeur : attention au bricolage !

L'article 1792 du Code civil consacre la célèbre garantie décennale dans les termes suivants : Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l'acquéreur de l'ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination. Une telle responsabilité n'a point lieu si le constructeur prouve que les dommages proviennent d'une cause étrangère".   Attention au bricolage ! Cette garantie ne concerne pas que les profesionnels du batiment puisque les amateurs qui construisent ou restaurent des biens immobiliers avant de les (re)vendre sont eux aussi débiteurs de cette garantie décennale... même s'ils ne sont pas assurés ! La surprise peut être lourde surtout quand la "victime" du bricolage est fondée à exiger, en guise de réparation, l'exécution de travaux réalisés conformément aux règles de l'art et par un profesionnel du secteur !       

Le voile se lève sur le secret du délibéré du Conseil constitutionnel : deux réserves sur la constitutionnalité de l'article 60 II de la loi du 16 décembre 2010 exprimées mais abandonnées..!

Actualité rédigée le 26/04/2013

Au terme de sa décision 2003-303 QPC du 26 avril 2013, le Conseil constitutionnel retient la constitutionnalité de l'article 60-II de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales... Reste qu'une publication intempestive sur son site internet d'un commentaire officiel qui n'était pas -ou plus ?- le bon révèle de sérieuses hésitations : Sur le premier commentaire publié était, notamment, rapporté un 9° considérant exprimant deux réserves non négligeables au regard du débat initié, pour le compte de ses communes clientes, par ATLANTIC-JURIS en la personnes de Me TERTRAIS.  Il était ainsi indiqué : « S’agissant de la procédure dite du « passer outre » prévue au huitième alinéa du paragraphe II, qui permet au préfet de s’affranchir de l’opposition des communes, le Conseil a rappelé que, selon la loi, elle n’est applicable que jusqu’au 1er juin 2013. Elle ne pourra donc être à nouveau appliquée à l’occasion de chaque révision ultérieure du schéma départemental de coopération intercommunale ni pendant l’année 2018. Il a alors jugé que « le législateur a pu, dans les buts d’intérêt général " d’achèvement et de rationalisation de l’intercommunalité ", apporter ces limitations à la libre administration des communes ». Toutefois, le Conseil constitutionnel a apporté à cette procédure deux réserves : « les dispositions du huitième alinéa du paragraphe II de l’article 60 ne sauraient, sans porter une atteinte disproportionnée à la libre administration des collectivités territoriales permettre à la commission départementale de coopération intercommunale de rendre son avis sans avoir entendu le maire de la commune dont l’intégration au périmètre de l’établissement public de coopération intercommunale est envisagée ; qu’elles ne sauraient pas davantage permettre que le maire puisse être entendu sans avoir au préalable recueilli à nouveau l’avis du conseil municipal de sa commune » (cons. 9). » Reste que ni le 9e considérant, ni aucun autre des considérants de la décision telle qu’elle a été publiée et notifiée n’expriment de la sorte de telles réserves. Interpellé par ATLANTIC JURIS sur cette singularité, le Conseil constitutionnel admet, par son greffe, une erreur matérielle lors de la publication et a donc publié, dans la foulée, un nouveau commentaire officiel, pour rapporter la rédaction suivante : « S’agissant de la procédure dite du « passer outre » prévue au huitième alinéa du paragraphe II, qui permet au préfet de s’affranchir de l’opposition des communes, le Conseil a rappelé que, selon la loi, elle n’est applicable que jusqu’au 1er juin 2013. Elle ne pourra donc être à nouveau appliquée à l’occasion de chaque révision ultérieure du schéma départemental de coopération intercommunale ni pendant l’année 201824. Il a alors jugé que « le législateur a pu, dans les buts d’intérêt général " de renforcement et de rationalisation de la carte de l’intercommunalité ", apporter ces limitations à la libre administration des communes ». Le Conseil a rappelé que tout maire qui en fait la demande est entendu par la CDCI et jugé que, dans ces conditions, le grief tiré de la méconnaissance de la libre administration des collectivités territoriales doit être écarté (cons. 10)." Indépendamment de l’erreur qui a été commise par les services du Conseil –cela arrive !- les réserves que les Sages ont manifestement exprimées dans un premier temps, au point qu’elles aient été appréhendées dans le commentaire officiel, méritent d'être relevées même si la décision finalement intervenue ne les reprend malheureusement pas ! Ce voile légèrement levé sur le secret du délibéré permet d'autant plus de poser la question de savoir si les Sages l'ont vraiment été en retenant une solution dont certains diront qu'elle consacre effectivement "une atteinte disproportionnée à la libre administration des collectivités territoriales" ...       

Intercommunalité : retrouvez les débats initiés par ATLANTIC-JURIS sur le site du Conseil constitutionnel

Actualité rédigée le 19/04/2013

Tout aura été dit, lors de l'audience du Conseil constitutionnel du 16 avril 2013, sur les raisons pour lesquelles il est largement permis de douter de la constitutionnalité de la loi du 16 décembre 2010 des réformes des collectivités locales en ce qu'elle offre des pouvoirs particulièrement importants aux préfets en matière d'intégartion forcée des communes dans les EPCI à fiscalité propre (communautés de communes, d'agglomération, urbaine). Un débat qui défraie la chronique et que l'on retrouve, par exemple, dans la revue la "Gazette des Communes" avec un titre parfaitement révélateur du ressenti de nombres de collectivités :  "mais où est donc la liberté des communes ?" (Gazette des COmmunes, 1 févr. 2013) Retrouvez tous les débats sur le site du Conseil constitutionnel, dont la plaidoirie de Me TERTRAIS, Avocat associé en charge du Département droit public d'ATLANTIC-JURIS : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/videos/2013/avril/affaire-n-2013-303-304-315-qpc.136738.html La décision du Conseil constitutionnel est annoncée pour le 26 avril...

Intercommunalité : la QPC renvoyée au Conseil constitutionnel !

Actualité rédigée le 30/01/2013

Au travers de ses précédentes brèves d'actualité, ATLANTIC-JURIS a rappelé les enjeux  de l'article 60-II de la loi du 16 juillet 2010 au regard du principe de libre administration des collectivités territoriales ! Au terme de son arrêt du 30 janvier 2013, le Conseil d'Etat suivant en cela les moyens développés par ME TERTRAIS renvoie la QPC sur la constitutionnalité de l'article 60-II de la loi du 16 juillet 2010 au Conseil constitutionnel ! Réponse des Sages dans les trois mois !

PPRI : Atlantic-juris, Société d'Avocats poursuit l'annulation du PPRI de la Faute sur Mer devant le TA de Nantes

Actualité rédigée le 17/01/2013

Sur mandat d'une importante association de la Faute sur mer, vos avocats soumettent le Plan de Prévention des Risques d'inondation adopté par Préfet de Vendée pour la dite Commune à la censure du Tribunal administratif... En dehors de nombreux moyens de forme, le principal grief au fond est lié au défaut manifeste d'appréhension des réalités locales que ce soit au regard des risques rééls (malheureusement révélés par XYNTHIA) ou de la présence d'activités humaines qui peuvent et doivent être préservées... Affaire à suivre.

Contrat d'agriculture durable : le Tribunal administratif de Nantes annule la déchéance partielle de droits acquis par une exploitante

Actualité rédigée le 17/01/2013

Dans les fait les services de l'Etat ont cru pouvoir prononcer la déchéance des droits du titulaire d'un contrat d'agriculture durable au motif, notamment, qu'il n'avait pas, lors du contrôle, présenté le cahier de suivi . Le Tribunal sanctionne un tel raisonnement et annule, en conséquence l'ordre de reversement... Ce sont plus de 80 000 € qui étaient en jeu : Il juge ainsi :  Considérant que si l'administration, pour justifier la sanction, a retenu également que l'exploitant n'avait pas tenu ses engagements sur les modes de fauche des prairies, dès lors qu'elle n'avait pas tenu à jour et présenté au contrôleur, séance tenante, le cahier de fauche dans la tenue la présentation feraient parties des engagements souscrits ; Considérant que le contrat d'agriculteur durable fixe la liste des engagements souscrits par l'exploitant dans une annexe 3 intitulée "bonnes pratiques agricoles habituelles" auquel renvoie précisément la déclaration du bénéficiaire souscrite par lui à la cinquième et dernière page du contrat qu'il a signé ; que les engagements dont il s'agit portent sur les bonnes pratiques culturales dont la méconnaissance est sanctionnable par le reversement éventuel des primes ; que la tenue à jour de cahier retraçant les opérations culturales ne fait pas partie de la liste de ces engagements; que, si, comme méthode de suivi les moyens de preuve, la tenue d'un tel cahier d'enregistrement de pâturage, de la fauche et des épandage est comprise dans le cahier des charges énoncés à l'article II au titre des "documents et l'enregistrement obligatoires " et au titre des contrôle, la méconnaissance de l'obligation de fournir ces documents à l'organisme de contrôle n'est pas assimilable à une violation des pratiques agricoles elles-mêmes ; que le simple fait que l'exploitante n'a pas présenté les cahiers lors du contrôle ne rendait pas irrecevables, contrairement à ce qu'a considéré l'administration, les autres moyens d'établir que l'intéressé avait néanmoins respecté en réalité des stipulations et engagements relatifs à la période de fauche ; qu'en tirant du seul fait de la non présentation du cahier lors du contrôles des conséquences qu'il ne peut comporter, l'administration a également commis une erreur de droit ; (TA Nantes, 23 novembre 2012, n° 1001610) Par cette même décision, le Tribunal rejette également le motifs tiré des écarts de surfaces révélés par le contrôle sur place alors même que celles déclarées l'avaient été sur la base des superficies cadastrales..  Un soulagement pour l'exploitante !    

Intercommunalité : le rapporteur public du Conseil d'Etat conclut au renvoi de la QPC sur la constitutionnalité de la loi du 16 décembre 2010 au Conseil constitutionnel !

Actualité rédigée le 17/01/2013

Lors de l'audience du 16 janvier 2013, le rapporteur public du Conseil d'Etat a conclu au renvoi de la QPC sur la constitutionnalité de la loi du 16 décembre 2010 au Conseil constitutionnel ! Après le Tribunal administratif de Nantes c'est donc aujourd'hui la Haute juridiction administrative qui est sur le point de considérer effectivement sérieux le moyen tiré de ce que la loi ne peut autoriser un Préfet à intégrer de force une commune dans un EPCI sans violation du principe de libre administration des collectivités territoriales ! Reste ceci à attendre l'arrêt du Conseil d'Etat avant une éventuelle audience au Conseil constitutionnel !

Intégration forcée en intercommunalité : le Tribunal administratif de Nantes prononce la suspension de deux arrêtés du Préfet de Vendée

Actualité rédigée le 18/12/2012

Au terme de deux ordonnances du 17 décembre 2012 et dans la continuité du renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité du 31 octobre 2012 (cf. actualité précédente), le Juge des référés du Tribunal admnistratif de Nantes a suspendu les arrêtés du Préfet de Vendée élargissant les périmètres de deux communautés de communes en méconnaissance des volontés exprimées par quelques unes des communes interessées...

Cette suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué sur la constitutionnalité de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales dont est saisie le Conseil d'Etat.

Affaire à suivre !

PPRI : la nécessaire prise en compte des réalités locales !

Tout particulièrement en Vendée, l'adoption des PPRI suscite une attention toute particulière des acteurs locaux. La tempête XYNTHIA est bien entendu dans tous les esprits. Pour autant les réalités locales ne peuvent être ignorées. Les débats dont la presse se fait écho à propos du projet de PPRI pour NOIRMOUTIER en constituent une parfaite illustration... Vos Avocats sont saisi d'une problématique plus singulière encore pour un PPRI qui ignore de tout évidence les usages locaux et les aménagements tolérés, de campeurs notamment, pendant des décennies... C'est ainsi que sous le seul et unique pretexte que la ou les zones au coeur desquelles se situent ces équipements interdisent toute construction pour être qualifiées de zone rouge (alors même que XYNTHIA les a globalement épargnées...), le PPRI se révèle particulièrement taisant sur "les travaux et mesures prescrits sur existants" censés sécuriser les lieux ! De façon tout à fait surprenante, des constructions certes éventuellement construites de façon irrégulière -mais tolérées- et aujourd'hui pérennes dès lors que les pouvoirs publics ne peuvent plus en poursuivre la démolition, se trouvent totalement ignorées par le PPRI dont on ne sait même pas s'il permet aux propriétaires concernés d'user de leur propriété ! Les services de l'Etat interrogés par la voie d'un recours gracieux sont pour l'heure bien taisants... La réponse sera, si nécessaires, donnée par le Tribunal administratif de Nantes ! 

Récupérer des points de permis de conduire en urgence...

Actualité rédigée le 15/11/2012

En cas de perte de l'ensemble des points du permis de conduire, il devient urgent de faire quelque chose... Or, il est parfois possible d’obtenir du Juge des référés administratifs la suspension des décisions du Préfet prononçant l’invalidation du titre de conduire et faisant injonction au conducteur de restituer son permis. Le Juge reconnaitra l’effectivité de l’urgence en fonction de la situation du conducteur mais aussi en fonction de la gravité des infractions à l’origine de la perte de points… plus les infractions sont graves plus il y a urgence à écarter le conducteur de la voirie routière et sa situation personnelle ne résiste pas à la défense de la sécurité routière ! À l’inverse si les infractions ne présentent pas une gravité excessive, l’urgence à restituer le permis à points peut être reconnue ! En plus de l’urgence, il faut mettre en évidence un « doute sérieux » sur la légalité des décisions attaquées… d’éventuels vices de procédure le permettent régulièrement. Atlantic-juris peut vous aider !